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Weekend à Marrakech : Récit d’un weekend de folie entre amis

Après un weekend mémorable au Cap Ferret, la question s’est posée : allons-nous rester sur cette bonne impression ou risquer l’expérience une nouvelle fois ? Allé, on risque 🥳

Pour le choix de la destination, on a pas mal voyagé… Italie, Croatie, Norvège, Malte, Corse, Grèce, on a tout envisagé. Mais rien ne s’alignait niveau horaires ou prix des billets. Jusqu’à Marrakech… Arrivée sur place un vendredi 8h30, retour dimanche 15h50. Ce sera court et intense, tout ce qu’on aime 😂

Mosquée Moulay El Yazid, Marrakech
Mosquée Moulay El Yazid, Marrakech

➜ Comment organiser un weekend entre amis à Marrakech ? Où loger, quand partir ? Les réponses vous attendent dans l’article : “Weekend à Marrakech : infos pratiques & bonnes adresses
➜ L’itinéraire complet pour découvrir Marrakech en un jour est disponible ici : “Marrakech en une journée : itinéraire découverte

Zaventem, 4h30. Nous voilà tous réunis pour le départ. Ça pique un peu… Bonne nouvelle, on est 18 à avoir la même tête 🥱

4h plus tard, Marrakech, nous voilà ! Un peu de file aux douanes. Certains agents semblent plus suspicieux que d’autres mais on s’en sort bien. À la sortie, les pancartes des loueurs de voiture nous attendent. On enchaîne inspection des véhicules, signature de la paperasse, cagnotte générale pour payer le parking (la petite monnaie en dirhams n’était pas prévue à ce stade, erreur 😂 ), nouvelle cagnotte pour remplir les réservoirs d’essence. L’heure tourne et les estomacs commencent à crier famine… La photo du Jardin de la Ménara est sacrifiée sans remord pour un petit déjeuner dans la médina.

À quatre voitures, la progression en convoi serré n’est pas simple… On finit par se perdre et, sans carte SIM locale ou forfait illimité, impossible de s’appeler pour savoir où chacun se trouve. On croise les doigts pour que tout le monde arrive au point de rendez-vous. Verdict à l’arrivée : trois voitures sur quatre présentes au parking, pas si mal 😂

À peine sortis de voiture, on se met dans l’ambiance en négociant le prix de la journée de stationnement. Toujours aucun signe de la voiture manquante. La température commence à grimper, autant bouger et on avisera…

Passage par la porte Bab Agnaou, premiers pas dans la médina. Mais d’abord, joindre l’utile à l’agréable avec un petit-déjeuner sur la terrasse du Café Zeitoun Kasbah. Le personnel est aux petits soins, les assiettes aussi copieuses que délicieuses et la vue sur la mosquée de la Kasbah juste parfaite 🤩

Mosquée El Yazid
Mosquée El Yazid (Copyright @ Stéphane Janssens)

➜ Au rayon pratique : toujours donner des indications claires aux autres voyageurs du groupe. Il y a 3 cafés Zeitoun à Marrakech, dont 2 dans la médina. Les quatre retardataires se sont évidemment dirigés vers le mauvais café 😂

Après un excellent petit-déjeuner, direction les tombeaux saadiens juste à côté. L’accès au site n’est pas très vendeur (traduisez : on ne voit rien), la file n’avance pas et le prix d’entrée est équivalent à celui d’autres visites prévues par la suite. Ok, on passe…

Mosquée El Yazid
Mosquée El Yazid (Copyright © Bini Toffefee)

Quelques minutes pour se repérer et trouver le chemin vers le palais El Badi… Rue Tougma vers la place Mellah, on est bon. Ça s’agite dans les échoppes. Épices, vêtements, tapis, on nous vend tout. Il y a même des propositions de relooking complet. Oui… mais non 😅

Copyright @ Thibaut Colson

À première vue, la place des Ferblantiers semble bien calme. Et pourtant, les artisans sont déjà bien occupés dans les ateliers. Il y a des luminaires partout. De superbes abats-jours en feuilles de palmier aussi. Rien à faire, cela ne rentrera pas dans les valises 😭

Place des Ferblantiers
Échoppe de luminaires sur la Place des Ferblantiers (Copyright @ Thibaut Colson)

Nulle trace du palais El Badi qui ne devrait pourtant pas être loin ?! Renseignements pris, l’entrée du palais est en mode confidentiel, dissimulée derrière un écran noir, au bout d’une longue allée. À peine repérés, un gardien nous accueille de façon pressante pour décourager toute prise de photo à la dérobée. Ok, ok : le ticket d’abord, la photo ensuite 😂

Le palais a beau avoir perdu de sa superbe après son pillage, il n’en reste pas moins vraiment impressionnant. Pour imaginer le faste de l’époque par contre, il faut faire preuve d’une sacrée dose d’imagination 😅

Ruines du Palais El Badi
Ruines du Palais El Badi (Copyright @ Jason Brand)

Il est temps de rejoindre la place Jemaa el-Fna. De jour, la place rime surtout avec charmeurs de serpents et dresseurs de singes. Entre les échoppes de jus frais, quelques tatoueurs à l’henné tentent d’agripper les mains pour y laisser leur marque (contre rémunération, bien entendu). L’expérience est limite oppressante. On négocie quelques vrais faux maillots de foot et on continue en direction des souks. Là il y a ceux qui tracent leur chemin et ceux (celles) qui s’arrêtent dans toutes les échoppes sans savoir quand elles (oui elles) en ressortiront. Étonnant 😂

La pause lunch est prévue au restaurant L’Mida. De prime abord, le lieu ne paie pas de mine. Mais une fois le premier pallier atteint, une décoration juste comme il faut dégage une ambiance à la fois chill et trendy. Un pallier encore pour arriver à la terrasse extérieure. Et là, une vue d’abord. Puis une terrasse qu’on ne peut qu’apprécier avec ses accents colorés, ses larges parasols et ses abats-jours surdimensionnés.

Passée la déception de ne pas trouver de boissons alcoolisées à la carte (un verre de rosé bien frais n’aurait pas été de refus à ce stade…), on se rabat sur les mocktails signature L’Mida. Agréable découverte, ça goûte et ça surprend. Les plats sont de la même veine : plein de saveurs, entre innovation et tradition culinaires. Malgré les zones d’ombre, la chaleur est écrasante. Il est temps de se remettre en route pour boucler le circuit…

Place des Épices. Nouveau passage par les souks. Quelques regards s’attardent mais le Jardin Secret nous attend. Extérieur peu emballant, encore une fois. On hésite, la chaleur et la fatigue commencent à se faire sentir. Bon, ok, c’est la dernière visite… Dès les premiers pas, la luxuriance des jardins nous transporte ailleurs. Entre bejmats (carrelage émaillé) et plantations, l’endroit dégage une atmosphère particulière, très zen, juste ce qu’il faut d’exotisme. Sur le toit, une magnifique terrasse invite à profiter de la vue sur le jardin islamique, sans trop se presser. Mais le circuit découverte touche à sa fin et l’envie de bouger a raison du thé à la menthe…

Derniers kilomètres dans la ville rouge pour aller récupérer les voitures. Le trajet n’en finit plus. Tout juste si la Koutoubia mérite un arrêt photo 😅

50 minutes nous séparent du Petit Hôtel du Flouka, que nous avons privatisé jusqu’au lendemain. La route est tranquille, un peu de musique et les montagnes de l’Atlas en toile de fond, jusqu’au lac Lalla Takerskoust.

Vue sur le lac depuis le Petit Hôtel du Flouka
Vue sur le lac depuis le Petit Hôtel du Flouka (Copyright © Stéphane Janssens)

Derrière une belle porte en bois, le Flouka nous attend.

Dès l’entrée, quelques chambres avec vue sur la piscine et le lac en contrebas. Les pavillons qui abritent les autres chambres sont nichés dans une abondante végétation, reliés entre eux par des sentiers en pierre. L’endroit est intimiste, avec un je-ne-sais-quoi de village de vacances tout à fait charmant.

On se répartit les chambres en vitesse. Chacun prend possession de ses quartiers, objectif apéro maillot au bord de la piscine 🍹

En contrebas, le restaurant s’ouvre sur une énorme terrasse avec vue sur le lac. Mais à cette heure, c’est l’espace bar qui concentre toute les attentions.

Pendant que l’équipe se charge des premières commandes, la piscine est prise d’assaut. On profite des dernières rayons du soleil affalés sur un transat ou les pieds dans l’eau. Le dépaysement est à son max, les kilomètres parcourus à la découverte de la ville rouge semblent bien loin… La musique résonne, sans crainte de déranger les voisins. L’avantage d’avoir l’hôtel juste pour nous 🥳

L’heure du repas approche. Douche, dernier apéro pour les plus rapides. Deux grandes tables sont dressées sur la terrasse pour partager un couscous. Entre clair de lune et lumière diffuse sous le porche, les discussions s’étendent tranquillement… Une partie du groupe se lance dans une partie de pétanque endiablée pendant que l’autre inaugure la piste de danse improvisée à l’aide d’une sono louée par le manager de l’hôtel. Service 5 étoiles 🤩

Le Petit Hôtel du Flouka
Sous le porche du Flouka, notre piste de danse pour la soirée (Copyright © Jason Brand)

Malgré un wifi capricieux qui occasionne quelques blancs dans la playlist, ça danse et se déhanche jusqu’aux petites heures… Les plus courageux retourneront même piquer une tête avant un repos bien mérité. Quelle soirée !

Samedi matin, le petit déjeuner se prend en terrasse, à l’ombre d’un parasol. Le rythme est tout doux, les regards se perdent sur le lac et les montagnes au loin. La transition vers la piscine se fait naturellement, tout comme l’apéro (déjà ??). Entre deux tchin tchin, on boucle les valises et on libère les chambres. Midi, nouvelles tablées pour déguster tajines de viandes et de légumes. On quitte le Flouka sous un ciel orageux mais des étoiles plein les yeux…

Les abords du lac font assez rapidement place aux collines du désert d’Agafay. On arrive au Selina Nomad Camp Agafay sous un ciel plus que jamais menaçant. On croise les doigts pour ne pas avoir de pluie pour la balade en quad qui nous attend.

Dès l’arrivée au campement, c’est l’émerveillement. La tente principale, qui abrite le bar et l’espace restaurant, est très joliment décorée. Elle ouvre sur une superbe piscine avec une vue sur les tentes en contrebas, les collines du désert et les montagnes de l’Atlas en arrière plan. Sentiment d’immensité, de bien-être. Très vite perturbé par les premières interactions avec l’équipe chargée de nous accueillir. Le check-in s’éternise en formalités complexes et inutiles. La réservation de l’activité en quad ne semble pas exister dans le système. Les tentes ne sont pas prêtes ou pas réparties comme elles devraient. C’est un peu le chaos, on prend sur soi. Après tout, les tentes sont bien équipées, le cadre est agréable et la vue est juste dingue. Et puis ce qui nous attend promet de bons moments : une heure de quad dans le désert, un happy hour autour de la piscine et un repas traditionnel sous la tente, ce sera top !

Et les quads, justement, ils sont où ? Pas de réponse à la réception. L’activité a pourtant été réservée plus d’un mois à l’avance via le système de réservation en ligne de Selina. En insistant un peu, on nous dit que les quads auraient déjà dû être sur place mais qu’ils vont arriver, pas de panique… Dix minutes passent, puis vingt. Toujours pas de quads. Le ciel se couvre un peu plus, les nerfs sont à fleur de peau. Autant abandonner le quad et prendre le temps d’un apéro au bord de la piscine. On informe la réception, qui revient en courant pour nous dire que les quads sont là. Enfin, pas vraiment là, mais pas loin. Cinq minutes en voiture, à peine. Vraiment juste à côté. Ok, ok, on prend les voitures jusqu’aux quads.

Pour la distance, ils n’ont pas menti. En cinq minutes, on est bien au lieu de rendez-vous. Pour les quads par contre 🤨 Explications plus ou moins confuses du responsable sur place. Les quads sont sur le point d’arriver. Bon, on est là, autant attendre un peu. Les minutes passent, le gars s’excite au téléphone, sans doute à la recherche de quads qui n’arrivent toujours pas. Deux quads à l’horizon, lueur d’espoir même s’il en manque encore six. Le ton monte d’un cran au téléphone. Notre patience, elle, est mise à rude épreuve. On se dit qu’on aurait été bien au bord de la piscine… D’autres véhicules apparaissent comme par magie. On s’accroche, on va pouvoir démarrer. Ah non, un des quads a une fuite. Réparation de fortune, gros doute sur le fait de partir avec ce véhicule pour une heure de conduite dans le désert. Ça argumente dans tous les sens. Let’s go sinon on aura vraiment perdu notre temps.

Désert d'Agafay
À la recherche des quads (Copyright @ Stéphane Janssens)

On se met en route en file indienne. Pas de dépassement, pas d’accélération, pas de… Ok, on a compris. Mais une fois qu’on sera sur la piste par contre… Ah non, toujours pas. À la moindre tentative, réprimandes du responsable. Moyennement cool mais on continue. Jusqu’à une panne. Un quad qui n’avance plus. On nous demande d’attendre les renforts, sans pour autant arrêter le chrono qui tourne déjà depuis 20 minutes. Whaaat ?? Hors de question de passer les 40 minutes restantes en bord de piste pour attendre une réparation qui n’arrivera sans doute pas. On demande l’interruption de l’activité. L’organisateur se montre agressif et très peu compréhensif. Il finit par capituler non sans continuer de nous menacer. On abandonne les quads sur le parking et on récupère les voitures sans demander notre reste. De retour au campement, quelques mots d’explications à la réception qui ne cache pas son étonnement. “Cela ne nous est encore jamais arrivé !” Peut-être, mais en attendant, l’expérience client en prend un sacré coup 😂

Heureusement, l’happy hour est encore d’actualité. Un verre autour de la piscine et cela ira mieux… Nous sommes quasi seuls sur le campement (le groupe Selina vient tout juste d’en reprendre la gestion) mais l’équipe du bar est débordée 🙄 On se raccroche à la vue, magnifique sous l’orage qui passe non loin de nous.

Selina Nomad Camp Agafay
Selina Nomad Camp Agafay sous un ciel d’orage (Copyright @ Stéphane Janssens)

Le chef sort de sa cuisine pour venir prendre les commandes pour le repas du soir. Un peu désorganisé lui aussi, mais tout le monde finit par se décider. On finit l’apéro sous quelques gouttes de pluie. À la douche… Les sanitaires communs sont propres mais sans rideaux de douche dignes de ce nom. On gère comme on peut, en maillot et avec de l’eau partout.

Pour cette dernière soirée, on sort les tenues chic. Tous réunis sur la terrasse illuminée, on se trouve beaux, la soirée s’annonce parfaite 🤩

Selina Nomad Camp Agafay
Selina Nomad Camp Agafay (Copyright @ Stéphane Janssens)

Deux grandes tables ont été dressées sous la tente. On prend place à terre, un coussin sous les fesses. En robe, l’expérience n’est pas des plus faciles mais on gère… Les entrées à partager sont servies. En mode tapas, ça goûte mais ça ouvre surtout l’appétit. On a hâte que la suite arrive ! Mais quand elle arrive, on oscille entre déception et incompréhension. La plupart des assiettes sont servies sans accompagnement. Pour certains, ça passe. Mais certaines cuisses de poulet ont l’air bien sèches seules au fond de leurs assiettes… Un complément de semoule arrangera bien cela. Oui mais de la semoule, il n’y en a plus ?! En plein rush, toutes les tables occupées, passe encore mais là 😅 Tant pis, on se concentre sur le reste : la bonne compagnie, le cadre magnifique et la joie d’être là, tout simplement. Fin du repas, le chef arrive, un grand sourire aux lèvres… et des portions de semoule pour toute la table. Dommage que le repas soit fini 😂 La soirée s’achève sous les étoiles, à refaire le monde ou à peu près. La nuit sous tente sera bonne.

Le petit-déjeuner du dimanche est plutôt matinal, servi sous la tente et dégusté en terrasse.

Selina Nomad Camp Agafay
Selina Nomad Camp Agafay (Copyright © Bini Toffefee)
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Direction le Domaine de Tameslohte pour profiter des quelques heures qu’il nous reste… Avec son immense piscine et l’abondante végétation qui l’entoure, c’est l’endroit parfait pour une formule Day Pass combinant piscine et lunch en terrasse.

Domaine de Tameslohte

Pendant que certains profitent d’un bon massage, les autres prennent l’apéro dans la piscine. Le lunch est servi à l’ombre. Le repas est délicieux et le service impeccable. Une adresse à retenir…

Domaine de Tameslohte
Domaine de Tameslohte (Copyright © Stéphane Janssens)

Dernier plongeon avant de plier bagages… On est vraiment obligés de rentrer ? 😭

Bilan de ce deuxième weekend entre amis : aussi bien que le premier, si ce n’est mieux encore. La visite de la médina s’est faite (un peu) au pas de course, sous une chaleur parfois écrasante, mais on en a pris plein la vue. Après l’agitation des souks, les berges du lac Lalla Takerskoust et le désert d’Agafay n’en étaient que plus dépaysants. Malgré notre grand nombre, et à une exception près, nous avons toujours été accueillis avec sourire et attention. Que dire de plus ? Jamais deux sans trois, non ? 🤪


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