
26 mars 2024 · 14 min de lecture
Entre l'observation des animaux dans leur habitat naturel et une immersion totale dans les paysages les plus spectaculaires d'Afrique, le Kenya est une promesse d'évasion, un dépaysement garanti ! Découvrez les parcs incontournables pour un séjour safari inoubliable.
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Un itinéraire de 12 jours pour vivre le Kenya autrement : safaris privés dans les plus belles réserves et escapade exclusive sur l'île secrète de Pemba.
Avec plus d’une cinquantaine de parcs nationaux et de réserves animalières, le Kenya offre une multitude d’options pour les amateurs de safaris. Que ce soit en 4×4, à pied, à cheval ou à vélo, les possibilités sont nombreuses pour découvrir la splendeur de la faune qui peuple les savanes et les plaines kényanes.
Quel choix ferez-vous parmi ces 10 parcs incontournables ?
Le parc national de Nairobi n’est certainement pas le parc le plus connu du Kenya, ni le plus grand. Mais sa situation en périphérie du centre-ville lui confère un statut particulier : celui d’abriter une grande diversité d’animaux sauvages (lions, girafes, zèbres, léopards, rhinocéros, etc.) tout en étant entouré par des développements urbains qui donnent lieu à d’étonnants panoramas…
Souvent boudés par les voyageurs étrangers qui lui préfèrent des parcs plus renommés, le parc national de Nairobi est néanmoins réputé pour l’observation des rhinocéros. Heureux hasard ou pas, les rhinocéros que nous avons pu y observer à peine sortis de l’avion seront les seuls aperçus durant notre séjour…
Rhinos dans le Parc National de Nairobi, Kenya
Comment se rendre au parc national de Nairobi ?
Le parc national se trouve à 7 kilomètres au sud du centre-ville.
Informations pratiques
Le droit d’entrée dans le parc national de Nairobi est de 43$ par jour pour les adultes non-résidents (22$ pour les enfants de 9 à 17 ans).
L’usage d’un 4×4 n’est pas obligatoire dans le parc national de Nairobi, même si ce type de véhicule reste plus pratique, surtout en cas de fortes pluies. Le dimanche, il est également possible d’embarquer dans le “park shuttle” pour une visite de 2h30.
Situé à environ 90 kilomètres au nord-ouest de Nairobi, le lac Naivasha est l’un des seuls bassins d’eau douce de la vallée du Grand Rift. Situé à 1884 mètres d’altitude et couvrant une superficie de 139 km2, le lac est reconnu comme site Ramsar depuis 1995, ce qui en fait un écosystème aquatique d’importance mondiale.
Célèbre pour ses importantes populations d’hippopotames et la grande variété d’oiseaux qu’on peut y observer, parmi lesquels aigles marins, hérons Goliath, martins-pêcheurs, choucadors, pélicans et flamants roses, le lac Naivasha est également connu pour les safaris à pied que l’on peut faire sur les rives de Crescent Island !
En 1988, les eaux du lac Naivasha baissent tellement qu’elles laissent apparaître Crescent Island. Cette presqu’île en forme de croissant abrite une incroyable diversité d’écosystèmes où girafes, gnous, cobes de Fassa, zèbres, buffles, gazelles et antilopes évoluent librement, sans aucun prédateur pour les menacer. Il y a ainsi plus d’animaux par hectare sur Crescent Island que dans tout autre parc du Kenya !
Juste en face, Sanctuary Farm est une autre importante zone de conservation où il est également possible de partir à la rencontre des animaux sauvages à pied, à vélo ou à cheval !
Parmi les zèbres au Sanctuary Farm
Retrouvez ici le récit de notre safari à pied au lac Naivasha.
Zèbres au Sanctuary Farm
Comment se rendre au lac Naivasha ?
Depuis Nairobi, on peut rejoindre la ville de Naivasha en voiture, en transport commun ou en avion.
En avion, il ne faut que 20 minutes pour relier Naivasha depuis l’aéroport Wilson de Nairobi. Les options de vol peuvent néanmoins s’avérer très limitées et pas mal coûteuses.
Une autre option consiste à embarquer dans un matatu, sorte de taxi-brousse qui part généralement de la gare de bus de River Road une fois qu’il y a suffisamment de passagers à bord.
En voiture, la route A104 permet de rejoindre Naivasha en moins de 2 heures. Un rien plus longue, la route B33 passe quant à elle à travers la vallée du Grand Rift. Un détour qui vaut la peine pour les amateurs de beaux paysages.
Informations pratiques
Crescent Island Game Sanctuary
est ouvert de 8 h 30 à 17 h 30.
Les frais d’entrée, à payer sur l’île, s’élèvent à 33$ par adulte et 16$ par enfant.
Crescent Island n’est accessible que par bateau et ne propose aucun service de navette. Si plusieurs bateliers proposent de faire le trajet, beaucoup le font en réclamant aux visiteurs un forfait qui n’a pourtant rien à voir avec Crescent Island.
Des frais de conservation de 1000 KES par adulte et 500 KES par enfant sont à payer à l’entrée du portail de
Sanctuary Farm
.
Situé un peu plus au nord que le lac Naivasha, le parc national Nakuru est une réserve de 188 km² qui entoure le lac du même nom. Renommé pour sa grande concentration de rhinocéros, c’est aussi l’un des meilleurs sites du pays pour observer l’une des 400 espèces d’oiseaux recensés dans les environs du lac Nakuru : pélicans, martins-pêcheurs, cigognes, hérons, autruches… et bien sûr, les flamants roses.
Si on comptait plus d’un million de flamants roses au lac Nakuru il y a encore quelques années, des changements environnementaux et la désalinisation de l’eau du lac ont poussé ces oiseaux à plutôt rejoindre d’autres régions, mais, en fonction de la période de l’année, ils sont toujours plusieurs milliers à s’y rassembler.
Quand se rendre au parc national Nakuru ?
Pour voir la plus grande concentration d’oiseaux au lac Nakuru, il faut s’y rendre fin du mois de juin, courant du mois de juillet, ce qui correspond à la meilleure période pour se rendre au Kenya de façon générale.
Comment se rendre au parc national Nakuru ?
Depuis Nairobi, on peut rejoindre le parc national Nakuru en empruntant l’autoroute Nairobi – Nakuru (3h de trajet).
Informations pratiques
Le prix d’entrée dans le parc national de Nakuru est de $60 par jour pour les adultes non-résidents ($35 pour les enfants de 9 à 17 ans). Ces tarifs sont valables par période de 24h.
À quelques kilomètres du lac Naivasha, le parc national de Hell’s Gate est l’un des parcs les plus uniques du Kenya.
De taille réduite, à peine 70 km², le parc est renommé, non pas pour ses safaris en voiture comme la majorité des autres parcs, mais plutôt pour la beauté de ses paysages volcaniques et les nombreuses activités de plein air qui y sont offertes : randonnées et vélo de montagne – pas de félins ici, même si ces gorges ont inspiré Walt Disney pour le décor du Roi Lion – mais aussi escalade et sources d’eau chaude.
Le parc national de Hell’s Gate abrite par ailleurs une grande variété d’animaux sauvages, y compris des girafes, des buffles, des zèbres, des babouins et des antilopes.
À ne pas manquer dans le parc national de Hell’s Gate :
> la Fisher Tower, une impressionnante tour volcanique de 25 mètres qui a servi de décor à de nombreux films
> le circuit de Buffalo, une superbe boucle d’environ 15 kilomètres qui permet de découvrir de magnifiques paysages, notamment des vues sur le mont Longonot
> les gorges de Njorowa, fortement appréciées pour leurs falaises basaltiques de plus de 10 mètres
Mondialement connue pour sa faune abondante et ses paysages caractéristiques, la réserve du Masaï Mara fait partie des plus belles réserves d’Afrique.
Située dans le sud-ouest du Kenya, dans le prolongement naturel du parc national du Serengeti en Tanzanie, la réserve nationale du Masaï Mara fait partie de l’écosystème du Serengeti-Mara, qui se caractérise par de vastes plaines herbeuses, des zones de marais peu profonds et des collines recouvertes de broussailles.
La réserve du Masaï Mara est renommée pour la diversité et la densité de sa faune. On y observe notamment les Big Five (lion, léopard, éléphant, buffle et rhinocéros) ainsi qu’une multitude d’autres espèces animales.
Masai Mara Post Cover
Lions au Masaï Mara
Lions au Masaï Mara
L’une des attractions les plus spectaculaires du Masaï Mara est sans conteste la grande migration des gnous de juillet à septembre.
Éléphants au Masaï Mara
➜ Si la réserve du Masaï Mara est la plus fréquentée pour un safari au Kenya, elle reste cependant moins visitée que le Serengeti en Tanzanie. Le Masaï Mara propose par ailleurs une gamme plus variée d’hébergements, ce qui offre plus de latitude au niveau des budgets.
Retrouvez ici le récit de notre safari dans la réserve du Masaï Mara.
Lions au Masaï Mara
Quand se rendre au Masaï Mara ?
Avec un temps ensoleillé et d’excellentes conditions de safari (herbes courtes, rivières faciles à traverser), la saison sèche (de janvier à mars et de juillet à octobre) est une période idéale pour partir en safari dans le Masaï Mara. Pour observer la migration annuelle des gnous, mieux vaut s’y rendre en août ou en septembre.
La saison des pluies se déroule généralement d’avril à juin et de novembre à décembre. Bien que les paysages soient plus verts et que les tarifs d’hébergement soient généralement moins élevés à cette période, les averses régulières peuvent rendre les conditions de conduite particulièrement difficiles.
Comment se rendre au Masaï Mara ?
Depuis Nairobi, on rejoint le Masaï Mara en avion ou en voiture.
L’avion est l’option la plus rapide (+/- 45 minutes de vol de Nairobi) et la plus pratique. Les vols réguliers reliant Nairobi à l’une des quatre pistes d’atterrissage situées près de la réserve sont généralement effectués par des compagnies aériennes locales. Il faut compter entre $150 et $300 par personne pour un aller simple, selon la saison et la disponibilité.
En voiture, le trajet entre Nairobi et le Masaï Mara (+/- 240 kilomètres) prend entre 5 et 7 heures. L’itinéraire habituel consiste à prendre la route A104 en direction de l’ouest jusqu’à Narok pour ensuite continuer vers le sud-ouest en direction de Sekenani. Si la route est généralement goudronnée jusqu’à Narok, certaines parties peuvent s’avérer cahoteuses et difficiles, surtout en saison des pluies.
Informations pratiques
La réserve du Masaï Mara est ouverte tous les jours de 6h00 à 19h00.
Le droit d’entrée dans la réserve du Masaï Mara est actuellement de 100$ par jour pour les adultes non-résidents (50$ pour les enfants de 9 à 17 ans). À partir du 1er juillet 2024, il augmentera à 200$ par jour. Seuls les paiements par carte de crédit sont acceptés.
Il est possible d’acheter les tickets d’entrée via le
site web de la réserve
. Pensez à imprimer la preuve de votre transaction !
Situé dans la Vallée du Grand Rift, à environ 250 km au sud-est de Nairobi, le parc national Amboseli est le plus ancien parc du Kenya et, après le Masaï Mara, le second parc le plus visité du pays.
Longeant la frontière de la Tanzanie, le parc s’étend sur une superficie de 392 km², ce qui en fait l’un des plus petits parcs du Kenya. Composé essentiellement de plaines assez pauvres en végétation, le parc offre un point de vue exceptionnel sur le plus haut sommet d’Afrique, le Kilimandjaro (5895 mètres d’altitude).
La richesse de la faune est impressionnante pour la petite superficie du parc : zèbres, gnous, antilopes, phacochères, hippopotames et oiseaux par centaines se regroupent souvent près des marécages. Les girafes progressent quant à elles d’acacias en acacias pour se nourrir et se protéger du soleil.
Girafes, parc Amboseli
Félins et carnivores se font plus rares à Amboseli mais, avec un peu de chance, on peut tout de même y observer les Big Five !
Lions en approche, parc Amboseli
Mais le parc national Amboseli, c’est avant tout le royaume des éléphants, qu’on ne se lasse pas d’observer avec le Kilimandjaro en arrière-plan ! Grâce aux chercheurs et au soutien des communautés locales, on dénombre aujourd’hui plus de 1800 éléphants dans le parc national Amboseli, contre 600 en 1972.
Troupeau d'éléphants dans les marécages d'Amboseli
➜ La petite taille du parc national Amboseli est en fait un avantage pour le safari, dont l’expérience s’avère au final moins éprouvante qu’au Masaï Mara par exemple. Les temps de trajet plus courts permettent en effet de profiter plus longuement des moments d’observation des animaux. C’est par ailleurs l’un des seuls parcs nationaux qu’il est possible de visiter librement (en self-drive) pendant la saison sèche, à condition d’avoir un véhicule adapté et de bien respecter la réglementation en vigueur.
Éléphants dans le parc Amboseli
Retrouvez ici le récit de notre safari au parc national Amboseli.
Quand se rendre au parc national Amboseli ?
Avec un temps sec et ensoleillé, la saison sèche (de juillet à octobre) est considérée comme la meilleure période pour un safari au parc national Amboseli. Durant cette période, les animaux ont tendance à se rassembler autour des points d’eau qui se font plus rares, et les vues sur le mont Kilimandjaro sont en général plus dégagées.
Durant la saison des pluies (de novembre à mai), les températures sont plus douces mais certaines routes peuvent s’avérer difficiles d’accès. C’est toutefois la saison idéale pour observer les espèces d’oiseaux migratoires en visite dans la région.
Comment se rendre au parc national Amboseli ?
Le parc national Amboseli est l’un des parcs les plus accessibles au Kenya. On y accède facilement en voiture, en avion ou en train.
Pour rejoindre le parc par voie terrestre, il faut compter environ 4 heures de trajet de Nairobi, 5h30 de Naïvasha et 7h30 de Mombasa.
En avion, des vols quotidiens relient l’aéroport d’Amboseli-Kimana à l’aéroport Wilson de Nairobi (30-45 minutes de vol) ou à celui de Mombasa (1h30 de vol). Il faut compter 300€ par personne pour les vols opérés par SafariLink ou AirKenya Express.
Le parc national Amboseli n’étant pas très loin de la nouvelle ligne ferroviaire qui relie Nairobi à Mombasa, il est également possible de se rendre à Amboseli en train. Le train Inter-County quitte le terminus de Nairobi SGR à 8 heures du matin pour arriver à la gare d’Emali 1h30 plus tard. De là, il faut encore compter 1h30 de route pour rejoindre l’entrée du parc
Informations pratiques
Le parc national Amboseli est ouvert tous les jours de 6h00 à 19h00.
Le prix d’entrée dans le parc national Amboseli revient à $60 par adulte et $35 par enfant (3 à 17 ans). Ces tarifs sont valables par période de 24h.
Si vous optez pour un safari en self-drive, vous devez également payer des frais d’entrée pour votre véhicule (300 KSh pour une voiture jusqu’à 6 passagers).
Le parc national Tsavo, le plus vaste d’Afrique, est une région volcanique à la terre rouge, réputée pour ses paysages emblématiques (rocher d’observation de Mudanda, sources de Mzima, formations rocheuses de Shetani Lava) et l’incroyable variété de sa faune, incluant les Big Five et des animaux endémiques comme l’autruche de Somalie, l’oryx Beisa et la gazelle de Waller (aussi appelée antilope girafe).
Le parc est divisé en deux sections distinctes, Tsavo East et Tsavo West, chacune offrant des écosystèmes et une faune variés.
Traversé par le plateau de Yatta, l’une des plus grandes coulées de lave au monde (290 km), Tsavo Est est réputé pour abriter plus d’un millier d’éléphants à la peau rouge ainsi que de nombreuses lionnes avec leurs lionceaux. Les lions du Tsavo sont d’ailleurs connus pour avoir dévoré plus d’une centaine de cheminots lors de la construction du chemin de fer entre le Kenya et l’Ouganda en 1898.
Côté Tsavo West, divers points d’eau alimentés par les glaciers du Kilimandjaro permettent d’observer de nombreux crocodiles et hippopotames. Le Ngulia Rhino Sanctuary, quant à lui, joue un rôle crucial dans la conservation des rhinocéros noirs et accueille aujourd’hui près de 80 spécimens.
➜ Moins fréquenté que le parc Amboseli ou la réserve du Masaï Mara, le parc national Tsavo offre une expérience de safari plus exclusive et plus intime, avec des possibilités d’observation paisible et moins perturbatrice des animaux.
Située au coeur du Kenya, sur le plateau de Laikipia, Ol Pejeta Conservancy est une réserve privée d’une superficie de 360 km². Ses grandes plaines de savane ne sont pas sans rappeler celles du Masaï Mara et la faune y est de fait assez similaire : de nombreux herbivores (zèbre des plaines, impala, buffle d’Afrique, gazelle de Thomson, phacochère et cobe des roseaux) mais aussi tous les Big Five et la girafe réticulée, comme à Samburu.
Souvent cité en exemple pour sa gestion et sa politique de conservation des animaux sauvages, Ol Pejeta est l’un des principaux sanctuaires de conservation du Kenya, notamment pour les espèces menacées telles que les rhinocéros noir et blanc, les léopards, les guépards et les chimpanzés.
Outre les safaris traditionnels, Ol Pejeta propose une gamme d’activités uniques, telles que des safaris à pied, des rencontres avec les gardiens de rhinocéros, des visites du sanctuaire des chimpanzés et des excursions nocturnes dans la réserve.